L'ordinateur

L'ordinateur et ses périphériques

On appelle « périphérique » un matériel électronique pouvant être raccordé à un ordinateur par l'intermédiaire de l'une de ses interfaces d'entrée-sortie (port série, port parallèle, bus USB, bus firewire, interface SCSI, etc.), le plus souvent par l'intermédiaire d'un connecteur. Il s'agit donc des composants de l'ordinateur externes à l'unité centrale. 

On distingue habituellement les catégories de périphériques suivantes :

  • Périphériques d'affichage : il s'agit de périphériques de sortie, fournissant une représentation visuelle à l'utilisateur, tels qu'un moniteur (écran).
  • Périphériques de stockage : il s'agit d'un périphérique d'entrée-sortie capable de stocker les informations de manière permanent (disque dur, lecteur de CD-ROM, lecteur de DVD-ROM, etc.) ;
  • Périphériques d'acquisition : Ils permettent à l'ordinateur d'acquérir des données telles particulières, telles que des données vidéo, on parle alors d'acquisition vidéo ou bien d'images numérisées (scanner) ;
  • Périphériques d'entrée : ce sont des périphériques capables uniquement d'envoyer des informations à l'ordinateur, par exemple les dispositifs de pointage (souris) ou bien le clavier.

L'unité centrale



Panneau Arrière


Les composants de l'ordinateur

Lorsqu'on parle d'un composant d'ordinateur ou PC (Personal Computer), on parle du matériel qui se trouve à l'intérieur de l'ordinateur, contrairement aux périphériques externes qui sont reliés par des câbles ou des moyens de communication sans fil. 

Ce sont ces composants d'ordinateurs qui sont ici décrits le plus simplement possible pour vous permettre de vous familiariser avec le matériel informatique de votre PC: l'alimentation, la carte mère, le processeur et son ventilateur, la mémoire vive (RAM), le disque dur, le lecteur/graveur CD/DVD et enfin la carte graphique. 

L'alimentation
Bien sur, on aura beau détenir tous les composants ci-dessous, rien ne fonctionnera sans le courant électrique délivré par l'alimentation. Elle transforme et fournit l'énergie nécessaire à la précieuse carte mère, sur laquelle est connectée un bon nombre d'éléments, mais l'alimentation est aussi directement reliée à certains composants tel que le lecteur/graveur de DVD par exemple. 
La transformation du courant cause une déperdition d'énergie sous forme de chaleur, un système de ventilation est donc installé dans le coffret de l'alimentation et expulse l'air via l'arrière du boîtier de l'ordinateur. 

La carte mère
Une carte mère, parfois appelée "mobo", (contraction du mot anglais motherboard), par les connaisseurs, la carte mère porte bien son nom. C'est le composant principal de votre ordinateur, celui qui servira à "tenir" et relier tous les autres. Physiquement tout d'abord, car elle est vissée au boîtier de votre PC, de plus elle possède les connecteurs (slots) pour accueillir des dizaines de composants et périphériques en plus des éléments indispensables décrits sur cette page. Au niveau logiciel ensuite, car chaque information envoyée ou reçue par le matériel ou un programme passe forcément par elle. 
C'est aussi sur une petite partie de la carte mère que se trouve la ROM sur laquelle est enregistrée le BIOS, petit programme gérant la configuration "de base" du matériel et se chargeant de faire le lien avec votre système d'exploitation (Windows, Linux...). Ces réglages sont conservés en mémoire même en l'absence de courant grâce au CMOS, alimenté par la pile de carte mère.


Le processeur
Le processeur aussi a plusieurs noms, on parle de microprocesseur ou de CPU, de l'anglais Central Processing Unit. Son rôle est le traitement de l'information numérique et il ne communique qu'en chiffres binaires ou Bits, un langage composé d'une suite de 0 et de 1. Il fait ainsi les calculs nécessaires à l'exécution des programmes et instructions à une vitesse en partie déterminée par sa fréquence exprimée en Hertz ou plutôt, dans le cas des processeurs actuels, en GigaHertz (GHz). 
Toute cette agitation provoque une élévation de la température du processeur, en particulier lors du traitement d'une grosse masse d'informations. C'est pourquoi il est surmonté d'un ventilateur chargé de dissiper la chaleur et de le maintenir à la température la plus basse possible.

La mémoire vive
La mémoire de type "RAM" pour Random Access Memory est utilisée par le processeur qui y place les données le temps de leur traitement. L'un des avantages de la mémoire équipant les ordinateurs est justement sa rapidité d'accès. 
Une autre particularité de la mémoire RAM est d'être temporaire, une fois l'opération terminée, les données ne sont pas conservées et sont de toute façon définitivement perdues une fois l'ordinateur éteint. 
Plusieurs types de mémoire RAM existent. En "barrettes" allant de 256 Mo à 8 Go, elles sont à choisir en fonction du processeur et de l'utilisation que l'on fait du PC d'une part et des possibilités de la carte mère (capacité totale, nombre d'emplacements disponibles...) d'autre part.

Le disque dur
C'est sur le disque dur que les données à conserver sont enregistrées. C'est à dire à peu près tout: les fichiers du système d'exploitation, les logiciels et surtout vos données (photo, vidéo, musique, emails etc...). 
On ne voit pas le disque (plateau) en lui-même ni le bras mécanique qui tient la tête de lecture contrairement à l'illustration ci-contre, il se présente sous la forme d'un boîtier rectangulaire, vissé au boiter du pc. Plus la vitesse de rotation des plateaux est importante, plus les performances sont élevées, on trouve actuellement des disques durs tournant à 5400, 7200, 10000 ou 15000 RPM (Round Per Minute: tours par minute), les vitesses de 7200 et 10000 RPM étant les plus répandues. 
Il est relié à la carte mère grâce à une nappe (câble plat) de type IDE ou grâce aux interfaces SATA (Serial ATA) ou SCSI. Un cavalier à positionner à l'arrière du boîtier permet de le désigner comme disque "Maître", le disque dur principal (Master) ou comme "Esclave", un disque auxiliaire (Slave). 
Les disques durs aujourd'hui, peuvent contenir des centaines de Giga-octets de données.

Le SSD
Le disque dur était encore il y a peu indispensable au fonctionnement de l'ordinateur, on peut aujourd'hui le remplacer par un SSD. Les disques SSD pour (Solid-state drive) permettent de stocker des données tout comme le fait un disque dur mais leur conception et leurs caractéristiques sont différentes.
Un SSD ne possède pas de bras mécanique ni de plateau rotatif comme le disque dur mais est uniquement fabriqué avec des composants électroniques "solides" et immobiles dans le boitier (d'où son nom). De ce fait, les SSD tirent leur épingle du jeux sur plusieurs points. Ils sont plus résistant aux chocs et plus légers, ce qui en fait un choix intéressant pour les ordinateurs portables. D'autre part ils sont beaucoup plus rapides, ce qui est un atout pour tous les types d'ordinateurs vu que la rapidité d'exécution de l'ensemble des composants peut être ralenti par l'action mécanique du disque dur classique.
Un SSD peut remplacer complètement un disque dur mais lorsque des besoins de stockage importants sont nécessaires il est possible d'utiliser un SSD pour le système et un disque dur classique pour le stockage de gros fichiers. Les SSD dont en effet plus chers à l'achat à capacité équivalente et réputés moins fiables dans le temps pour la simple conservation de données.

Le lecteur/graveur CD/DVD
Le lecteur ou graveur est vissé au boîtier, glissé dans un emplacement ouvert sur l'avant du PC, permettant ainsi l'ouverture du tiroir qui recevra le disque optique que l'on appelle plus communément CD (Compact Disc) ou DVD (Digital Versatile Disc). Il est connecté à la carte mère par un câble plat (nappe) IDE ou SATA. 
Les vitesses en gravure et lecture sont suffisamment grandes de nos jours pour qu'on n'y prête pas le plus grand des intérêts. C'est plutôt le type de disques acceptés en lecture et en écriture qui sera l'objet de notre attention. Les technologies évoluent rapidement mais nous ne reviendrons pas sur ces normes qui sont expliquées dans notre lexique: CD-R ou DVD+-R, CD-RW ou DVD+-RW, DVD-Ram, Double-couche, Blu-ray et HD DVD.

Les cartes d'extension

On appelle « carte d'extension » un matériel électronique sous forme de carte pouvant être raccordé à un ordinateur par l'intermédiaire de l'un de ses connecteurs d'extension (ISA, PCI, AGP, PCI Express, etc.). Il s'agit de composants connectés directement à la carte mère et situés dans l'unité centrale, permettant de doter l'ordinateur de nouvelles fonctionnalités d'entrée-sortie. Les principales cartes d'extension sont notamment :

La carte son
La carte son (en anglais audio card ou sound card) est l'élément de l'ordinateur permettant de gérer les entrées-sorties sonores de l'ordinateur. Il s'agit généralement d'un contrôleur pouvant s'insérer dans un emplacement ISA ou PCI (pour les plus récentes) mais de plus en plus de cartes mères possèdent une carte son intégrée.

Les principaux éléments d'une carte son sont :

  • Le processeur spécialisé, appelé DSP (digital signal processor) chargé de tous les traitements numériques du son (écho, réverbération, vibrato chorus, tremolo, effets 3D, etc.) ;
  • Le convertisseur digital-analogique appelé DAC (digital to analog converter) permettant de convertir les données audio de l'ordinateur en signal analogique vers un système de restitution sonore (enceintes, amplificateur, etc.) ;
  • Le convertisseur analogique / numérique appelé ADC
  • Les connecteurs d'entrées-sorties externes :
  • Une ou deux sorties ligne au format jack standard 3.5 mm (notée Line Out ou bien Speaker output ou SPK, signifiant « hauts parleurs » en anglais), habituellement de couleur vert clair ;
  • Une entrée ligne (Line in) ;
  • Une entrée microphone (notée parfois Mic), généralement au format jack 3.5 mm et de couleur rose ;
  • Une sortie numérique SPDIF (Sony Philips Digital Interface, noté également S/PDIF ou S-PDIF
  • Une interface MIDI, généralement de couleur or (ocre) permettant de connecter des instruments de musique et pouvant faire office de port de jeu
  • Les connecteurs d'entrées-sorties internes :
  • Connecteur CD-ROM / DVD-ROM, possédant un connecteur noir, permettant de connecter la carte son à la sortie audio analogique du CD-ROM à l'aide d'un câble CD Audio ;
  • Entrée auxiliaire (AUX-In) possédant un connecteur blanc, permettant de connecter des sources audio internes telles qu'une carte tuner TV ;
  • Connecteur pour répondeur téléphonique (TAD, Telephone Answering Devices) possédant un connecteur vert ;

La carte réseau
La carte réseau (appelée Network Interface Card en anglais et notée NIC) constitue l'interface entre l'ordinateur et le câble du réseau. La fonction d'une carte réseau est de préparer, d'envoyer et de contrôler les données sur le réseau. La carte réseau possède généralement deux témoins lumineux (LEDs) : La LED verte correspond à l'alimentation de la carte ; La LED orange (10 Mb/s) ou rouge (100 Mb/s) indique une activité du réseau (envoi ou réception de données).
Pour préparer les données à envoyer, la carte réseau utilise un transceiver qui transforme les données parallèles en données séries. Chaque carte dispose d'une adresse unique, appelée adresse MAC, affectée par le constructeur de la carte, ce qui lui permet d'être identifiée de façon unique dans le monde parmi toutes les autres cartes réseau. les cartes réseau disposent de paramètres qu'il est possible de configurer. Parmi eux figurent l'interruption matérielle (IRQ), l'adresse de base du port E/S et l'adresse de base de la mémoire (DMA). Pour garantir la compatibilité entre l'ordinateur et le réseau, la carte doit être adaptée à l'architecture du bus de données de l'ordinateur et avoir le type de connecteur approprié au câblage. Chaque carte est conçue pour s'adapter à un certain type de câble. Certaines cartes comprennent plusieurs connecteurs d'interfaces (à paramétrer soit avec les cavaliers, soit avec les DIP, soit de façon logicielle). Les connecteurs les plus répandus sont les connecteurs RJ-45.
Enfin pour garantir cette compatibilité entre ordinateur et réseau, la carte doit être compatible avec la structure interne de l'ordinateur (architecture du bus de données) et avoir un connecteur adapté à la nature du câblage.
La carte réseau sert d'interface physique entre l'ordinateur et le câble. Elle prépare pour le câble réseau les données émises par l'ordinateur, les transfère vers un autre ordinateur et contrôle le flux de données entre l'ordinateur et le câble. Elle traduit aussi les données venant du câble et les traduit en octets afin que l'Unité Centrale de l'ordinateur les comprenne. Ainsi une carte réseau est une carte d'extension s'insérant dans un connecteur d'extensions (slot). Les données se déplacent dans l'ordinateur en empruntant des chemins appelés « bus ». Plusieurs chemins côte à côte font que les données se déplacent en parallèle et non en série (les unes à la suite des autres). Les premiers bus fonctionnaient en 8 bits (8 bits de données transportés à la fois) L'ordinateur PC/AT d'IBM introduit les premiers bus 16 bits Aujourd'hui, la plupart des bus fonctionnent en 32 bits Toutefois sur un câble les données circulent en série (un seul flux de bits), en se déplaçant dans un seul sens. L'ordinateur peut envoyer OU recevoir des informations mais il ne peut pas effectuer les deux simultanément. Ainsi, la carte réseau restructure un groupe de données arrivant en parallèle en données circulant en série (1 bit). Pour cela, les signaux numériques sont transformés en signaux électriques ou optiques susceptibles de voyager sur les câbles du réseau. Le dispositif chargé de cette traduction est le Transceiver.
La carte traduit les données et indique son adresse au reste du réseau afin de pouvoir être distinguée des autres cartes du réseau.
Adresses MAC : définies par l'IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineer) qui attribue des plages d'adresses à chaque fabriquant de cartes réseau.
Elles sont inscrites sur les puces des cartes : procédure appelée « Gravure de l'adresse sur la carte ». Par conséquent, chaque carte a une adresse MAC UNIQUE sur le réseau.
L'ordinateur et la carte doivent communiquer afin que les données puissent passer de l'un vers l'autre. L'ordinateur affecte ainsi une partie de sa mémoire aux cartes munies d'un Accès Direct à la Mémoire (DMA : Direct Access Memory). La carte indique qu'un autre ordinateur demande des données à l'ordinateur qui la contient. Le bus de l'ordinateur transfère les données depuis la mémoire de l'ordinateur vers la carte réseau. Si les données circulent plus vite que la carte ne peut les traiter, elles sont placées dans la mémoire tampon affectée à la carte (RAM) dans laquelle elles sont stockées temporairement pendant l'émission et la réception des données. Avant que la carte émettrice envoie les données, elle dialogue électroniquement avec la carte réceptrice pour s'accorder sur les points suivants :
Taille maximale des groupes de données à envoyer
Volume de données à envoyer avant confirmation
Intervalles de temps entre les transmissions partielles de données
Délai d'attente avant envoi de la confirmation
Quantité que chaque carte peut contenir avant débordement
Vitesse de transmission des données
Si une carte plus récente, donc plus perfectionnée, communique avec une carte plus lente, elles doivent trouver une vitesse de transmission commune. Certaines cartes ont des circuits leur permettant de s'adapter au débit d'une carte plus lente.
Il y a donc acceptation et ajustement des paramètres propres à chacune des deux cartes avant émission et réception des données.
Les cartes réseau sont munies d'options de configuration. Entre autres :
Interruption (IRQ): Dans la plupart des cas, ce sont les IRQ 3 et 5 qui sont attribués aux cartes réseau. L'IRQ 5 est même conseillé (s'il est disponible !) et la plupart des cartes l'utilisent comme paramètre par défaut.
Adresse de base du port d'entrée/sortie (E/S) : Chaque périphérique doit utiliser une adresse de base différente pour le port correspondant.
Adresse de base de la mémoire : Elle désigne un emplacement de la mémoire vive (RAM) de l'ordinateur. La carte utilise cet emplacement comme tampon pour les données qui entrent et qui sortent. Ce paramètre est parfois appelé « adresse de début » (RAM Start Address). En général, l'adresse de base de la mémoire pour une carte réseau est D8000. Le dernier 0 est parfois supprimé pour certaine carte réseau. Il est essentiel de prendre soin de ne pas sélectionner une adresse de base déjà utilisée par un autre périphérique. A noter toutefois que certaines cartes réseau n'ont pas de réglage pour l'adresse de base de la mémoire car elles n'utilisent pas les adresses RAM de la machine.
Le transceiver : il est possible de configurer la carte de manière logicielle. Les paramètres doivent correspondre avec la disposition des cavaliers ou des commutateurs DIP (Dual Inline Package) situés sur la carte réseau. Les réglages sont fournis avec la documentation de la carte. Beaucoup de cartes récentes sont en PnP (Plug and Play). Cela dispense de configurer la carte à la main mais peut parfois être gênant (apparition de conflits) auquel cas il est généralement agréable de pouvoir désactiver l'option PnP et configurer la carte "à la main". 

Cartes réseau Ethernet
La plupart des cartes réseau destinées au grand public sont des cartes Ethernet. Elles utilisent comme support de communication des paires torsadées (8 fils en cuivre), disposant à chaque extrémité de prises RJ45.  Les trois standards Ethernet (norme 802.3) les plus courants correspondent aux trois débits les plus fréquemment rencontrés :

  • Le 10Base-T permet un débit maximal de 10 Mbit/s. Le câble RJ45 peut alors mesurer jusqu'à une centaine de mètres et seuls 4 des 8 fils sont utilisés.
  • Le 100Base-TX permet un débit maximal de 100 Mbit/s. Il est également appelé Fast Ethernet et est désormais supporté par la quasi-totalité des cartes réseau. Comme pour le 10Base-T, le câble RJ45 peut alors mesurer jusqu'à une centaine de mètres et seuls 4 des 8 fils sont utilisés.
  • Le 1000Base-T permet un débit maximal de 1 000 Mbit/s. Il est également appelé Gigabit Ethernet et se démocratise rapidement. Pour que le réseau fonctionne correctement, le câble RJ45 peut toujours mesurer jusqu'à 100 m, mais doit être de bonne qualité. Cette fois, les 8 fils sont utilisés.

Afin d'étendre les distances maximales, d'autres normes Ethernet existent : elles utilisent dans la plupart des cas de la fibre optique comme support de communication. Pour relier deux ordinateurs en réseau, un câble RJ45 spécifique suffit : il s'agit d'un câble « croisé » dont on branche simplement les extrémités dans chaque carte. Pour relier plus de deux machines, on utilise un matériel nommé hub ou switch : une extrémité du câble sera alors branchée sur l'ordinateur alors que l'autre sera relié au switch. Les deux caractéristiques fondamentales d'un switch sont sa vitesse (compatibilité 10Base-T, 100Base-TX et/ou 1000Base-T) et son nombre de ports (nombre de prises RJ45). 

Cartes réseau Wi-Fi
Les réseaux sans fil Wi-Fi (Wireless Fidelity) ou WLAN (Wireless Local Area Network) fonctionnent sur les mêmes principes que les réseaux Ethernet filaires. Une carte réseau Wi-Fi doit être installée sur chaque ordinateur du réseau sans fil. Cette carte peut être directement incluse dans la carte mère (cas de nombreux portables), mais peut également se trouver sous la forme d'une carte PCI ou d'une clé USB. Une antenne, parfois intégrée dans la carte, permet l'envoi et la réception des signaux. Il est possible de relier deux machines directement par Wi-Fi (on parle alors d'architecture ad hoc). Comme en Ethernet filaire, pour relier plus de deux machines, on utilise généralement un matériel spécifique, appelé routeur Wi-Fi (ou point d'accès). Ce dernier dispose d'une à trois antennes afin d'optimiser l'envoi et la réception des signaux. En outre, il possède au moins un port RJ45 afin de pouvoir le relier à un réseau Ethernet filaire (généralement compatible 100Base-TX). On parle alors d'architecture de type infrastructure. 
Plusieurs normes Wi-Fi ont été mises en oeuvre afin d'augmenter progressivement la portée et la vitesse des échanges :

  • Ainsi, le 802.11b permet un débit théorique jusqu'à 11 Mbit/s (environ 6 Mbit/s réel) pour une portée maximale de 300 m (en intérieur, cette portée est toutefois généralement limitée à quelques dizaines de mètres). Tous les ordinateurs grand public, les PDA ou les smartphones équipés de cartes Wi-Fi sont au moins compatibles avec cette norme.
  • Le 802.11g permet un débit théorique maximal de 54 Mbit/s (environ 25 Mbit/s réel). Le 802.11g a une compatibilité ascendante avec la norme 802.11b, ce qui signifie que des matériels conformes à la norme 802.11g peuvent fonctionner en 802.11b.
  • Le 802.11n, dit également WWiSE (World-Wide Spectrum Efficiency) ou TGn Sync, est une norme finalisée en 2008. Le débit théorique atteint les 600 Mbit/s (débit réel de 100 Mbit/s dans un rayon de 90 m) grâce aux technologies MIMO (Multiple-Input Multiple-Output) et OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing). Depuis 2006, des équipements qualifiés généralement de pré-N sont disponibles. Ils mettent en oeuvre la technologie MIMO d'une façon propriétaire, plus ou moins éloignée de la norme 802.11n finale.

La carte graphique
La carte graphique, bien que très importante pour certains usages, est placée en dernière position de cette liste car elle peut-être remplacée par un chipset intégré (jeu de circuit) directement à la carte mère. Toutefois, pour certaines applications et notamment les jeux, elle est indispensable. En prenant à sa charge la gestion de l'affichage, elle libère le processeur de cette fonction, traite elle-même les informations et utilise sa propre mémoire (en accélération matérielle). 
La carte graphique s'insére dans un connecteur de la carte mère: le port AGP ou le port PCI Express pour les plus récentes. Une fois connectée, les entrées et sorties de la carte sont accessibles par l'arrière du boîtier afin de fournir une image à l'écran et/ou à une télévision si elle est équipée de la sortie adéquate.

La carte graphique (en anglais graphic adapter), parfois appelée carte vidéo ou accélérateur graphique, est l'élément de l'ordinateur chargé de convertir les données numériques à afficher en données graphiques exploitables par un périphérique d'affichage. Cette carte peut être soit intégrée directement à la carte-mère ou bien une carte additionnelle. Le rôle de la carte graphique était initialement l'envoi de pixels graphique à un écran, ainsi qu'un ensemble de manipulation graphiques simples :déplacement des blocs (curseur de la souris par exemple) ; tracé de lignes, tracé de polygones ...


Les principaux composants d'une carte vidéo sont : 

  • Un processeur graphique (appelé GPU, pour Graphical Processing Unit), constituant le coeur de la carte graphique et chargé de traiter les images en fonction de la résolution et de la profondeur de codage sélectionnée. Le GPU est ainsi un processeur spécialisé possédant des instructions évoluées de traitement de l'image, notamment de la 3D. En raison de la température que peut atteindre le processeur graphique, il est souvent surmonté d'un radiateur et d'un ventilateur. 
  • La mémoire vidéo chargée de conserver les images traitées par le processeur graphique avant l'affichage. Plus la quantité de mémoire vidéo est importante, plus la carte graphique pourra gérer de textures lors de l'affichage de scènes en 3D. On parle généralement de frame buffer 
  • Le BIOS vidéo contient les paramètres de la carte graphique, notamment les modes graphiques que celle-ci supporte. 
  • L'interface : Il s'agit du type de bus utilisé pour connecter la carte graphique à la carte mère. Le bus PCI Express actuel existe depuis 2004. Plusieurs versions se sont succédées, heureusement compatibles entre elles, la dernière étant la v3.0. 

La connectique, il existe 2 familles de connecteurs : 

  • les analogiques (VGA, S-Video), en voie de disparition, 
    L'interface VGA standard : Les cartes graphiques sont la plupart du temps équipées d'un connecteur VGA 15 broches (Mini Sub-D, composé de 3 séries de 5 broches), généralement de couleur bleue, permettant notamment la connexion d'un moniteur au meme standard.
    L'interface S-Vidéo : Certaines cartes sont équipées d'une prise S-Video permettant d'afficher sur une télévision, c'est la raison pour laquelle elle est souvent appelée prise télé (notée « TV-out »). 

  • les numériques (DVI, HDMI, DisplayPort), les plus courant actuellement. 
    L'interface DVI (Digital Video Interface), présente sur toutes les cartes graphiques, permet d'envoyer, aux écrans le supportant, des données numériques. Ceci permet d'éviter des conversions numérique-analogique, puis analogique numériques, inutiles. Il en existe 3 types : DVI-D (purement numérique), DVI-A (uniquement analogique) et DVI-I (regroupant des sorties analogiques et numériques)  L'interface le plus courant sur cartes graphiques est le DVI-I, pour permettre un fonctionnement avec un moniteur uniquement VGA, moyennant un adaptateur. 
    L'interface HDMI (High-Definition Multimedia Interface) rassemble sur un même connecteur à la fois les signaux vidéo et audio. Ceux-ci sont transmis numériquement et peuvent être cryptés (protection du contenu contre la copie). Elle permet d'interconnecter une source audio/vidéo - tel qu'un lecteur HD DVD ou Blu-ray, un ordinateur, une console de jeu ou un téléviseur HD. Elle vise donc à remplacer les câbles Péritel, coaxiaux, S-Video, et supporte aussi bien la vidéo standard que la haute définition. Elle se base sur l'interface DVI qu'elle étend largement. Il existe en effet plusieurs versions de la norme HDMI (1.0, 1.1, 1.2, 1.3...) en fonction des besoins et possibilités de l'appareil à connecter. La version 1.3 permet ainsi de connecter des appareils de très haute définition (3 840 x 2 400), jusqu'à 8 voix audio peuvent être utilisées.
    Le connecteur HDMI type A dispose de 19 broches et est utilisé dans la plupart des cas. Il existe un connecteur étendu disposant de 29 broches réservé aux appareils très haute définition. Enfin, un connecteur de type C au format réduit mais disposant également de 19 broches, est destiné aux appareils portables.
    DisplayPort est une interface numérique pour écran mise en place par le consortium VESA. Basé sur un protocole micro-paquet, il est plus évolutif que le DVI, et permet des flux vidéo multiples sur une connexion physique unique. Il est facilement reconnaissable sur une carte graphique avec son interface rectangle à coin 'coupé'. 




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